À partir de novembre 2025, les heures creuses évoluent.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) modifie leur répartition pour l’adapter aux nouveaux équilibres du système électrique.
Concrètement, une partie des heures creuses sera désormais positionnée en journée.
Ce changement a un impact direct sur vos coûts, votre profil de consommation et vos contrats d’énergie.
Pourquoi les heures creuses évoluent aujourd’hui
Historiquement, les heures creuses étaient concentrées la nuit, afin de lisser la consommation et d’exploiter les périodes de faible demande.
Ce modèle est aujourd’hui remis en question par l’évolution du mix énergétique. La production solaire s’est fortement développée, rendant l’électricité plus abondante en journée, notamment en milieu de journée.
Dans ce contexte, certains créneaux historiques deviennent moins pertinents. La réforme vise donc à mieux aligner les périodes de consommation avec les périodes de production.
Ce qui va concrètement changer en 2025
La réforme conserve le principe :
👉 8 heures creuses par jour
Mais leur répartition évolue :
- 2 à 3 heures seront désormais en journée
- principalement entre 11h et 17h
- fin des créneaux peu efficaces (7h-11h / 17h-23h)
- logique plus saisonnière et dynamique
Cette évolution marque un changement structurel : le bénéfice des heures creuses ne dépend plus uniquement d’une consommation nocturne, mais de la capacité à s’adapter à de nouveaux créneaux.
Quels impacts pour les acheteurs publics et les organisations
Ce changement ne concerne pas uniquement les particuliers. Il impacte directement les collectivités, les industriels et plus largement toute structure ayant une consommation significative.
Des effets sur les coûts d’énergie
La modification des plages tarifaires influence la répartition des consommations entre heures pleines et heures creuses. Certaines consommations auparavant optimisées peuvent ne plus l’être, ce qui modifie le coût global.
Un impact sur le TURPE et l’acheminement
Le profil de consommation joue un rôle déterminant dans le calcul des coûts d’acheminement. Une mauvaise adéquation entre usages et nouvelles plages tarifaires peut entraîner une hausse des coûts.
Une remise en question des contrats en cours
Les contrats d’énergie existants ont été construits sur l’ancienne répartition des heures creuses. Avec ce changement, ils peuvent devenir partiellement désalignés, ce qui nécessite une réévaluation.
Une opportunité… si elle est anticipée
Cette évolution ne constitue pas uniquement une contrainte. Elle peut aussi devenir un levier de performance, à condition d’être anticipée.
La première étape consiste à analyser les usages énergétiques et à identifier les consommations qui peuvent être déplacées. Certaines activités, équipements ou cycles de fonctionnement peuvent être adaptés pour tirer parti des nouveaux créneaux.
Ensuite, il est essentiel d’ajuster le profil de consommation afin de mieux correspondre aux nouvelles plages tarifaires. Cet alignement permet d’optimiser les coûts et d’améliorer la performance énergétique globale.
Enfin, la stratégie d’achat doit être revue. Les nouvelles heures creuses influencent la structuration des contrats, les scénarios d’achat et les choix de pilotage à moyen et long terme.
Le vrai sujet : cohérence entre usages et tarif
Le principal risque ne réside pas dans le changement lui-même, mais dans le décalage qu’il peut créer entre les usages réels et les plages tarifaires.
C’est dans cet écart que se génèrent les surcoûts. À l’inverse, une bonne adéquation entre consommation et tarification permet d’optimiser durablement les dépenses énergétiques.
L’approche Unixial
Chez Unixial, ce type d’évolution est intégré en amont.
Objectif :
- analyser vos profils de consommation
- vérifier leur cohérence avec les nouvelles plages
- adapter vos contrats et votre stratégie
👉 sans jargon, mais avec une approche opérationnelle.
Et si c’était le bon moment pour faire le point ?
Ce type de réforme crée toujours deux situations : ceux qui subissent et ceux qui optimisent.
La différence ? L’anticipation.
Conclusion
Les heures creuses évoluent pour s’adapter au nouveau système électrique.
Mais pour les acheteurs publics et industriels, c’est avant tout un levier de pilotage énergétique
Dans ce contexte :
👉 ne rien faire, c’est prendre le risque de payer plus.
