Alors que la France accélère sa transition énergétique, une situation inattendue émerge : un surplus d’électricité sur le réseau. Un paradoxe apparent, dans un contexte où l’énergie reste un enjeu stratégique majeur.
D’un côté, une production en forte croissance. De l’autre, une consommation qui stagne. Résultat : un déséquilibre structurel entre l’offre et la demande, avec des conséquences directes sur les marchés.
Un déséquilibre croissant entre production et consommation
La trajectoire énergétique française repose sur une électrification massive des usages. Les projections tablaient sur une consommation autour de 650 à 700 TWh d’ici 2035.
Mais aujourd’hui, la réalité est différente :
- la consommation stagne autour de 400 TWh
- certains usages tardent à se développer (mobilité, industrie)
- les gains d’efficacité énergétique freinent la hausse
Dans le même temps, la production augmente fortement, notamment via les énergies renouvelables.
Une production de plus en plus intermittente
Le développement du solaire et de l’éolien modifie profondément le fonctionnement du système électrique.
Ces énergies ont une particularité : elles produisent quand les conditions sont réunies, pas quand la demande est là
Résultat :
- production élevée en heures creuses
- saturation du réseau à certains moments
- difficulté à absorber l’électricité produite

Prix négatifs : un signal faible… mais structurant
Dans ce contexte, un phénomène se développe : les prix négatifs sur les marchés de l’électricité.
Concrètement :
- les producteurs paient pour injecter sur le réseau
- certains sites doivent réduire ou arrêter leur production
- la valeur de l’électricité devient instable
Ce n’est pas un dysfonctionnement ponctuel. C’est un signal de transformation du marché.
Un modèle économique sous tension
Ce déséquilibre pose une question centrale : comment maintenir un système économiquement viable ?
En effet :
- produire plus ne garantit pas de valorisation
- la volatilité des prix augmente
- les modèles historiques sont remis en cause
Le marché devient plus complexe, plus imprévisible.
Ce que cela change pour les collectivités
Ce phénomène n’est pas qu’un sujet technique ou macro. Il a des impacts très concrets. Pour une collectivité, cela influence :
La stratégie d’achat
Les prix deviennent plus volatils, moins lisibles.
Le timing des consultations
Choisir le bon moment devient plus difficile… et plus risqué.
Les raccordements
Certains projets peuvent être contraints par la saturation réseau.
Les projections budgétaires
Les scénarios deviennent moins fiables.
Le vrai sujet : piloter dans l’incertitude
Le risque principal n’est pas la hausse des prix. C’est leur instabilité.
Dans un marché déséquilibré :
- attendre peut coûter cher
- décider trop tard peut être pénalisant
- se baser sur des tendances passées devient insuffisant
Comment s’adapter à ce nouveau contexte ?
Face à ce système en mutation, plusieurs leviers deviennent clés.
1. Cartographier ses échéances
Anticiper les renouvellements sur plusieurs années.
2. Adapter ses stratégies d’achat
Ne plus raisonner en achat “unique”, mais en scénarios.
3. Suivre le marché en continu
Passer d’une logique ponctuelle à une logique de pilotage.
Vers un nouveau rôle de l’acheteur énergie
Le métier évolue. Acheter de l’énergie ne consiste plus uniquement à obtenir le meilleur prix.
Il s’agit désormais de :
- comprendre les dynamiques de marché
- anticiper les déséquilibres
- sécuriser dans un environnement instable
L’approche Unixial
Chez Unixial, ces évolutions ne sont pas subies.
Elles sont intégrées dans les stratégies d’accompagnement.
Objectif :
- adapter les stratégies d’achat
- sécuriser les décisions
- apporter de la lisibilité dans un marché complexe
Parce qu’aujourd’hui :
👉 le pilotage énergétique est devenu un enjeu stratégique
Conclusion
Le surplus d’électricité en France n’est pas une anomalie.
C’est le symptôme d’un système en transformation.
Dans ce contexte, une certitude :
👉 anticiper reste la meilleure protection